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Credit: NASA

Artemis II : Le retour de l’humanité vers la Lune

Artemis II : Le retour de l’humanité vers la Lune

Le mardi 1er avril, la NASA a franchi une étape historique avec le lancement de la mission Artemis II. Ce vol a marqué le premier voyage habité vers la Lune depuis la mission Apollo 17 en décembre 1972, et a propulsé l’équipage bien au-delà de l’orbite terrestre basse. À bord du vaisseau Orion, les astronautes Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen ont accompli un périple de neuf jours autour de notre satellite naturel.

NASA’s Artemis II mission will be the first crewed flight under the Artemis program, sending a diverse team Commander Reid Wiseman, Pilot Victor Glover, and Mission Specialists Christina Koch and Jeremy Hansen on a historic journey around the Moon.

Credit : NASA/Kim Shiflett

Un défi technique et humain

Malgré l’enthousiasme général, cette mission comportait des risques significatifs. Les estimations statistiques évaluaient la probabilité de perte de l’équipage à plus de 1 sur 50. À titre de comparaison, ce chiffre était de 1 sur 276 pour le vol SpaceX Demo-2 vers la Station spatiale internationale. Bien que la fiabilité de ces méthodes de calcul fasse souvent l’objet de débats au sein de la communauté scientifique, elles soulignaient la complexité et le caractère périlleux de cette expédition lunaire.

 

La validation technique : du survol lunaire au défi thermique

Le but fondamental d’Artemis II résidait dans la validation des performances du véhicule Orion en configuration habitée. Après une phase initiale en orbite terrestre, le vaisseau a adopté une trajectoire de retour libre : il a contourné la Lune pour revenir vers la Terre grâce à l’assistance gravitationnelle naturelle. Ce survol a permis de vérifier la fiabilité des systèmes de survie et de navigation dans l’espace profond, mais il a surtout préparé l’une des phases les plus délicates de la mission : le retour sur Terre.

Contrairement aux capsules en provenance de l’orbite basse, Orion a dû dissiper une énergie monumentale lors de sa rentrée atmosphérique. Le vaisseau a atteint alors la « deuxième vitesse cosmique », soit plus de trente fois la vitesse du son. Ce test de résistance thermique était crucial pour assurer la sécurité des futures missions qui viseront, dès les prochaines années, un nouvel alunissage.

 

L’architecture du voyage : du lanceur SLS au retour de la capsule

La mission a utilisé la fusée SLS, un géant de l’espace qui fonctionne par étapes : au fur et à mesure de l’ascension, les boosters latéraux et le réservoir central se sont détachés puis sont retombés dans l’océan, car ils ne sont pas réutilisables. Au sommet de ce lanceur, seule la capsule Orion a transporté les quatre astronautes. En fin de mission, seule la capsule est revenue sur Terre : après sa rentrée atmosphérique, elle a amerri sous parachutes dans le Pacifique avant d’être récupérée.

 

NASA’s Space Launch System rocket carrying the Orion spacecraft with NASA astronauts Reid Wiseman, commander; Victor Glover, pilot; Christina Koch, mission specialist; and CSA (Canadian Space Agency) astronaut Jeremy Hansen, mission specialist onboard launches on the Artemis II mission, Wednesday, April 1, 2026, from Launch Complex 39B at NASA’s Kennedy Space Center in Florida. NASA’s Artemis II mission will take Wiseman, Glover, Koch, and Hansen on a 10-day journey around the Moon and back aboard their Orion spacecraft. The quartet launched at 6:35 p.m. EDT, from Launch Complex 39B at the Kennedy Space Center. Photo Credit: (NASA/Aubrey Gemignani)

Photo Credit: (NASA/Aubrey Gemignani)

 

Les composants de 3D PLUS intégrés au vaisseau Orion

Le fonctionnement du vaisseau Orion repose sur des modules électroniques conçus pour les contraintes de l’espace . 3D PLUS fournit des solutions de stockage de données adaptées à cet environnement : des mémoires volatiles SDRAM (DDR2, DDR3) pour le traitement des informations de bord, ainsi que des mémoires non volatiles MRAM, EEPROM et Flash NAND pour la conservation des paramètres de vol. Afin de protéger ces systèmes contre les particules cosmiques, ces modules intègrent la solution RIMC (Radiation Mitigation Solution), un dispositif dédié à l’atténuation des effets des radiations.