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3D PLUS a plus de 220 000 composants microélectroniques dans l’espace, et plus de 25 ans d’expérience de vol sans aucune défaillance signalée. Notre patrimoine de vol se développe continuellement avec des produits lancés dans l’espace tous les mois en orbites LEO, MEO et GEO, pour des missions d’exploration de l’espace lointain, pour des flottes de constellations de satellites, et pour des missions gouvernementales en Europe, en Amérique et en Asie. Nos missions phares comprennent Mars 2020, Mars Science Laboratory, Rosetta, New Horizons, Juno, OneWeb, AlphaSat, Sentinel, Ariane 5, ISS, Parker Solar Probe, Insight, et bien d’autres encore.
La mission SMILE a pris son envol le 19 mai 2026 à bord d’une fusée européenne Vega-C depuis Kourou. Ce projet scientifique associe l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Académie chinoise des sciences (CAS). Cette initiative concrétise une collaboration inédite, car ces deux instances gèrent ensemble toutes les étapes, de la conception à l’exploitation des données.
La mission spatiale SMILE cherche à comprendre la relation tumultueuse entre le Soleil et la Terre. Pour cela, le satellite observe l’impact des vents solaires sur le bouclier magnétique qui protège notre planète. Ses instruments capturent ces interactions invisibles à l’œil nu grâce à des images par rayons X et ultraviolets. Ce spectacle se manifeste aussi de façon visible à travers les aurores boréales visibles près des pôles. L’objectif principal reste de prévoir les tempêtes solaires, des explosions géantes à la surface du Soleil qui éjectent d’immenses vagues de particules d’énergie vers l’espace. Ces phénomènes peuvent gravement perturber nos réseaux électriques et nos satellites en orbite.
Pour réussir sa mission, le satellite s’appuie sur quatre instruments complémentaires conçus par des laboratoires européens, chinois et canadiens. Les télescopes SXI et UVI font office d’yeux pour la mission : ils photographient la frontière de notre bouclier magnétique en rayons X et capturent les aurores polaires en ultraviolets. En parallèle, les capteurs LIA et MAG agissent sur place comme des outils de mesure pour calculer la vitesse des particules émises par le Soleil et cartographier les lignes du champ magnétique terrestre.
Représentation artistique du satellite SMILE en orbite, mettant en valeur ses instruments de bord. Menée conjointement par l’ESA et l’Académie chinoise des sciences, cette mission aura pour but d’analyser l’impact du vent solaire sur la magnétosphère de la Terre.
3D PLUS a fourni des composants électroniques embarqués sur le lanceur Vega-C et sur le satellite SMILE pour stocker les données, gérer l’énergie et protéger les systèmes.
Voici le rôle de nos produits sur cette mission :
Unité de vol SXI DPU . Carte de traitement de données de l’SXI avec modules 3D PLUS intégrés. Sembay, S., Cheney, A., Hampson, R. et al. The Soft X-ray Imager (SXI) on the SMILE Mission. Space Sci Rev 221, 113 (2025).
Après trois mois de tests et de collecte initiale, le satellite transmettra ses premières images de l’espace. La mission se poursuivra ensuite pendant trois ans pour récolter des données en continu. À terme, l’ensemble de ces mesures fournira aux scientifiques une base d’observation solide pour mieux comprendre la météo spatiale.